Fonds de soutien

16 décembre 2016

Message aux médias indépendants :

FONDS de soutien 2016-2017

Vous avez un projet médiatique percutant qui ébranlera l’ordre établi? Votre projet s’inscrit dans un enjeu social d’envergure? Votre projet ne rentre pas dans les cases des organes de financement médiatiques conventionnels?

Peut-être que Médias Libres peut vous aider!

Médias Libres a un fonds de soutien aux projets de médias indépendants.
Nous lançons présentement un processus d’appel de projets. Nous avons un fonds modeste à distribuer (1200$) et nous pensons en faire profiter 2, 3 ou 4 projets.

Envoyez-nous un résumé du projet en décrivant son impact potentiel, sa faisabilité et son approche originale. Avant le 1er février 2017.

infomediaslibres@riseup.net

Richard Martineau continue de se ridiculiser!

Richard Martineau se fait le perroquet de son employeur Québécor : Comme la mise en demeure de Québécor à l’endroit du « Journal de Mourréal », le chroniqueur use d’une poursuite-bâillon pour tenter de faire taire un petit média indépendant qui utilise, en toute légitimité, la satyre pour répondre à ses provocations éditoriales.

*Communiqué de presse*

*Pour diffusion immédiate*

*Richard Martineau réclame 350 000 $ à un journal indépendant*

Montréal, le 5 décembre 2016 –– Poursuivi par Richard Martineau pour
350 000 $, le média indépendant *Ricochet* lance une campagne de
sociofinancement pour résister à cette tentative de bâillonnement.

Le chroniqueur et animateur Richard Martineau poursuit le média indépendant
en diffamation <https://ricochet.media/fr>suite à la publication d’un texte
satirique rédigé par Marc-André Cyr et illustré par Alexandre Fatta,
également poursuivis. Au lieu de contacter *Ricochet *au moment des faits,
le demandeur a préféré porter le débat devant les tribunaux.

« M. Martineau ne semble pas admettre qu’à titre de personnalité publique,
il s’expose à la critique. Le chroniqueur chérit la liberté de presse quand
elle sert sa cause, mais il ne supporte pas d’être l’objet d’un texte
satirique. Rappelons que le Conseil de presse du Québec n’a pas donné suite
à une plainte déposée contre le texte en question, jugeant qu’il ne
présentait aucune apparence de faute déontologique. Pourquoi M. Martineau
fait-il maintenant appel aux tribunaux? Cherche-t-il à nous faire taire?»
demande Gabrielle Brassard-Lecours, cofondatrice et responsable de
l’information de Ricochet.

« Ricochet est un média indépendant qui accomplit un travail important
malgré des moyens financiers limités. Cette poursuite fragilise sa survie.
La démarche de M. Martineau nous semble disproportionnée et pourrait créer
un dangereux précédent pour les libertés de presse et d’expression au
Québec », ajoute Mme Brassard-Lecours.

« Aujourd’hui, Ricochet lance une campagne de sociofinancement afin de
récolter 50 000 $. Elle nous permettra de couvrir des frais judiciaires
substantiels et de mener une bataille vigoureuse et nécessaire devant les
tribunaux. Nous faisons appel à la générosité et à la solidarité des gens
qui défendent une presse libre, critique et indépendante » affirme Félix L.
Deslauriers, responsable de l’opinion de Ricochet.

*Ricochet* est un média web indépendant, critique et bilingue fondé en
2014. La campagne de sociofinancement est en ligne à l’adresse
suivante : *www.ricochet.media/fr/
<http://www.ricochet.media/fr/%E2%80%A6>*

-30-

*Renseignements :*

Gabrielle Brassard-Lecours

Cofondatrice et responsable de l’information, Ricochet

514-967-0091

gabrielle@ricochet.media

www.ricochet.media/fr

Diversité et indépendance pour la survie de l’information

En quelques jours, de la surveillance policière des journalistes québécois(es) à l’ordonnance d’un juge qui veut forcer une chercheuse universitaire à dévoiler toutes ses conversations tenues sous le sceau de l’anonymat, le monde de l’information est devenu en ébullition au Québec. Tant mieux, car à l’heure où une icône de l’information-spectacle accède à la Maison-Blanche, brasser la cage ne peut qu’être bénéfique.

Les événements des dernières semaines au Québec peuvent certainement s’inscrire dans la mouvance de l’appel public que Brian Myles faisait, au nom du journal Le Devoir, récemment, pour revendiquer un fonds public pour les médias d’information écrits.

Si nous saluons l’initiative du Devoir, le fait qu’elle soit épaulée par les conglomérats tels TC Médias et Groupe Capitales Medias nous semble de mauvais augure; ce n’est pas une multinationale de 2.1 milliards de dollars (TC Médias) ou le réseau médiatique de la famille Desmarais (Groupe Capitales Medias) qui a besoin de fonds publics…

Il y a quelques années, une rencontre s’est organisée entre plusieurs petits médias d’information pour discuter de la revendication d’un fonds pour les médias électroniques. Là aussi l’initiative était louable, car même électroniquement, les médias qui font de l’information au Québec sont souvent en mauvaise posture économique.

Or ce ne sont pas les médias écrits ou les médias électroniques qu’il faut publiquement soutenir, mais bien les médias indépendants d’information, qu’ils soient écrits ou non, qu’ils soient électroniques ou non.

L’impact de la concentration des propriétés de presse le démontre partout dans le monde (voir les documentaires Shadows of Liberty ou Project Censored) : l’information d’intérêt public étouffe dans un univers médiatique contrôlé par quelques gigantesques joueurs comme Groupe Capitales Médias ou TC Médias. Étrangement, seule une des neuf recommandations du Devoir fait état de sa nature « indépendante », qualité que l’on sait essentielle au travail journalistique. C’est pourtant cette indépendance des pouvoirs politiques, judiciaires et économiques qui est en jeu aujourd’hui.

Depuis le début des années 2000, une constellation de médias communautaires, coopératifs et citoyens qui produisent de l’information de qualité cherchent des moyens alternatifs pour assurer leur pérennité et leur survie. Notons que bien souvent, c’est dans un contexte précaire, souvent bénévole que leur travail est réalisé. L’une des façons de survivre en tant qu’indépendant(e) dans un univers médiatique aussi cannibale a été de fonder un portail rassemblant instantanément les publications de l’ensemble des médias de cette coalition. Il s’agit d’INFOS.media qui est en ligne depuis plusieurs mois grâce au Groupe de Recherche d’Intérêt Public (GRIP) de l’UQAM.

Soulignons que l’un des rôles fondamentaux des médias indépendants est de contribuer à la pluralité des points de vue en donnant la parole à celles et ceux que l’on entend moins. Un soutien aux médias indépendants est indirectement un soutien aux marginaux, aux magané(e)s, aux excentriques, aux « anormaux », bref, à celles et ceux dont les voix ne se rendent jamais aux médias traditionnels.

Au 5e Forum Mondial des Médias Libres qui eut lieu à Montréal cet été, un réseau de médias indépendants s’entendait sur la nécessité de revendiquer un fonds public pour les médias indépendants au Québec.

Pourquoi un fonds public? Pas juste parce que les publicitaires délaissent les médias écrits, mais pour se mettre à l’abri, justement, des aléas des besoins publicitaires des corporations. Que l’information du public en démocratie soit dépendante de la publicité est dangereux. Un débat sérieux sur l’information aujourd’hui se doit d’aborder de front la question de l’espace public qui est alloué à la publicité corporative.

Il n’y a pas lieu de quémander de la publicité, mais d’exiger qu’une partie des profits tirés de cette communication propagandiste — dont les intérêts sont uniquement privés — soit taxée par l’état et redirigée vers l’aide aux médias d’information indépendants.

Si les modalités d’une instance de gestion autonome d’un tel fonds sont bien sûr à établir, il nous semble crucial que le débat sur l’indépendance journalistique et les conditions de travail des journalistes indépendants ne fasse pas l’économie du problème central au Québec et ailleurs : la dégradation constante de l’information publique résultant de la concentration des propriétés médiatiques.

10 novembre 2016

Médias Libres

Les éditoriaux n’engagent que leurs auteur(e)s et ne représentent pas nécessairement l’opinion de tous les partenaires d’INFOS.media

Alliance Mamo

Nous nous sommes associé.e.s à cette tournée pour l’organisation de l’Alliance Mamo en solidarité et nous y contribuerons. Cette tournée nous permettra également de faire connaître infos.media aux communautés autochtones et allochtones, ce projet d’agrégateur et de réseau entre médias indépendants que nous avons lancé il y a quelques mois qui a pour but de consolider le réseau de ces médias impliqués dans leurs communautés, un de nos camarades accompagnera cette tournée et pourra à répondre à vos différentes questions.

mamo

 

https://enjeuxenergies.wordpress.com/2016/09/15/alliance-mamo-autochtones-et-allochtones-pour-la-protection-de-la-biodiversite/

Atelier de Médias Libres et de la revue l’Esprit libre dans le cadre du Forum Mondial des Médias Libres

Atelier organisé par la Revue L’Esprit libre et le collectif Médias Libres dans le cadre du Forum social mondial 2016 World Social Forum-Canada et du Forum Mondial des Médias Libres

Avec la participation de Rémi Toupin (L’Esprit libre), Jean-Patrick Reysset (L’Esprit libre), Alexandra Bahary (L’Esprit libre), Any-Pier Dziońska (L’Esprit libre et Médias libres), Olivier D. Asselin (Médias libres), Gabrielle Brassard-Lecours (Ricochet – Français), Jérémie Bédard-Wien (Ricochet – Français), Léa Fontaine (À Bâbord!), Claudine Simon (LesAlter Citoyens), Emiliano Arpin-Simonetti (Revue Relations), Stéphane Couture (Forum Mondial des Médias Libres), Bruno Dubuc (Rezomedia.info), Christian Labrecque (CKUT 90.3FM, The Media Co-op), Erika Campelo (Ritimo, Forum Mondial des Médias Libres) et Bia Barbosa (Intervozes, Forum Mondial des Médias Libres)

Crédit photos : Steven Peng-Seng Photography

Fonds de soutien

Message aux médias indépendants :

Vous avez un projet médiatique percutant qui ébranlera l’ordre établi? Votre projet s’inscrit dans un enjeu social d’envergure? Votre projet ne rentre pas dans les cases des organes de financement médiatiques conventionnels?

Peut-être que Médias Libres peut vous aider!

Médias Libres a un fonds de soutien aux projets de médias indépendants.
Nous lançons présentement un processus d’appel de projets. Nous avons un fonds modeste à distribuer (1000$) et nous pensons en faire profiter 1, 2 ou 3 projets.

Envoyez-nous un résumé du projet en décrivant son impact potentiel, sa faisabilité et son approche originale.

infomediaslibres@riseup.net